vendredi 31 octobre 2014

Trois questions au cinéaste Ira Sachs

Chroniqueur de la vie new-yorkaise, Tn Requin le cinéaste signe Love is Strange, romance douce-amère à l'heure du mariage pour tous.
Aux Etats-Unis, votre film est interdit aux moins de 17 ans.
Je le déplore. Je veux toucher un large public, y compris jeune. Mes films sont très personnels : je me vois comme un historien de mon temps. Ce scénario s'inspire du compagnon de mon grand-oncle, un sculpteur dont la dernière œuvre représente un adolescent, ce qui est très beau. Je voulais aussi filmer plusieurs générations sous un même toit, car j'habite avec mon mari, nos deux enfants et leur mère.
Dans quelle filiation vous inscrivez-vous ?
Je vis à New York depuis vingt-cinq ans ; Nike Tn Pas Cher ce film est clairement un hommage romantique à la ville. J'ai pensé au genre du film choral, tel Hannah et ses sœurs de Woody Allen, qui filme très bien la vie en communauté. Et aux films des années 1930-1940 appelés « comédie du remariage » par Stanley Cavell. Mon modèle économique se rapproche du cinéma indépendant de John Cassavetes, ce film étant financé par 26 investisseurs différents. Je ne tiens pas particulièrement à travailler à Hollywood, ou pour un studio.
Cette comédie romantique sur deux sexagénaires est-elle un pied de nez aux représentations traditionnelles du couple au cinéma ?
C'est un film assez bourgeois, finalement, même s'il est vrai que le cinéma s'intéresse peu aux couples âgés. En ce sens, il rend hommage à toute une génération d'artistes newyorkais disparus, souvent à cause du sida. Je suis né en 1965, à Memphis, dans un environnement familial progressiste. Pourtant, à cette époque, grandir en étant gay se résumait à l'apprentissage de la culpabilité. Aujourd'hui, Tn Pas Cher je fais partie d'une association queer. Je voulais montrer comment cette culture a évolué.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire