vendredi 31 octobre 2014

Pourquoi la révolte au Burkina Faso ne concerne pas que le Burkina Faso (loin de là)

Du jamais-vu à Ouagadougou. Air Max Après les rassemblements monstres de mardi – un million de personnes dans la rue, selon l'opposition –, des manifestants ont pris d'assaut l'Assemblée nationale, puis la télévision publique, dans la capitale du Burkina Faso, jeudi 30 octobre. Ils se sont aussi attaqués à la maison du frère du chef de l'Etat et ont incendié les domiciles de caciques du parti au pouvoir. Une trentaine de personnes auraient été tuées.
Dans la soirée de jeudi, l'armée a pris le pouvoir. Mais ces émeutes sanglantes contre son régime n'ont pas convaincu le président Blaise Compaoré de démissionner. En réponse, celui-ci a dit avoir "compris" le message de la population et pris "la juste mesure des fortes aspirations au changement".
Cette subite éruption de violence dans un pays réputé stable trouve en effet son origine dans la volonté du président Blaise Compaoré de réviser la Constitution afin de briguer un nouveau mandat et rester au pouvoir. Pour le Burkina Faso, ce mouvement est déjà historique, Nike Tn mais il pourrait aussi ébranler d'autres pays du continent. Francetv info vous explique pourquoi.
Parce que les dirigeants africains ont tendance à s'accrocher au pouvoir
Réviser la Constitution pour se représenter à la présidentielle est une pratique courante en Afrique. C'est ce qu'ont réussi à faire les présidents algérien, tchadien, ougandais ou camerounais, par exemple. Or d'autres pourraient être tentés de les imiter dans un proche avenir, comme Joseph Kabila, en République démocratique du Congo (RDC). Une élection présidentielle est programmée pour 2016 mais, déjà, son parti a fait savoir qu'il était favorable à une modification de la Constitution. Le Congo, le Burundi et le Bénin envisagent aussi de faire de même. Dans ce contexte, Nike Tn Pas Cher le signal envoyé par les manifestants burkinabés pourrait en inspirer d'autres.

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