«Il court, il court le furet, le furet du bois, mesdames.
Il court, Nike
Ninja il court, le furet, le furet du bois joli».
Si vous avez des enfants, vous leur avez certainement chantonné cette célèbre comptine. Vous avez aussi probablement repéré la contrepèterie dans les paroles. (si ça n'est pas le cas, concentrez-vous et chantez-là à voix haute. C'est bon, vous l'avez?).
«Le furet», comme bon nombre d'autres comptines françaises, possède donc un sens caché, une double lecture qui échappe aux enfants mais aussi à beaucoup d'adultes. Avouez-le, vous ignoriez totalement que dans «Une souris verte», le rongeur est en réalité un officier vendéen qui se fait courser puis torturer par un soldat républicain, pendant la Révolution Française.
Sur le réseau social français Sens critique, des membres ont entrepris de décrypter les comptines et d'en révéler l'origine historique, et donc le sens caché. Si dans beaucoup de cas, il ne s'agit que d'hypothèses, il convient pourtant de noter, qu'à l'inverse de la culture anglo-saxonne, la littérature française a toujours abordé des sujets effrayants avec des personnages monstrueux. TN Requin Il y a peu de tabous dans la littérature jeunesse. Rien d'étonnant donc à ce que les comptines de notre enfance abordent des sujets réjouissants tels que les maisons closes ou le cannibalisme.
C'est le cas de la chanson «il était un petit navire» dont on apprend sur sens critique qu'elle raconte en effet comment des marins ont été à deux doigts de bouffer un collègue.
Au bout de cinq à six semaines,
Les vivres vin- vin- vinrent à manquer Ohé ! Ohé ! (refrain)
On tira à la courte paille, Pour savoir qui, qui, qui serait mangé, Ohé ! Ohé ! (refrain) Le sort tomba sur le plus jeune, Le mousse qui, qui, qui s'mit à pleurer Ohé ! Ohé ! (refrain) On cherche alors à quelle sauce, Le pauvre enfant, -fant, -fant sera mangé, Ohé ! Ohé ! (refrain) Air
Rift L'un voulait qu'on le mît à frire, L'autre.
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