Air
Jordan De Djerba à Tunis en passant par Tripoli, les groupes terroristes multiplient les attaques et les tentatives de destabilisation des pays d'Afrique du Nord.
Le 11 avril 2002, l'attentat suicide au camion piégé contre la synagogue de la Ghriba à Djerba (19 morts) donnait le coup d'envoi d'une vague de terrorisme lancée en Afrique du Nord comme en Europe par des cellules indépendantes se revendiquant d'al-Qaida. Treize ans plus tard, l'histoire bégaie. La Tunisie est à nouveau frappée de plein fouet alors que l'État islamique en Irak et au Levant (EI) commence à tisser sa toile en Afrique.
Les prochains jours diront si l'attaque du Musée du Bardo à Tunis porte bien la marque de l'EI, si elle est un acte purement tuniso-tunisien ou si elle est signée d'al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi). Quels que soient ses auteurs, elle pourrait marquer le début d'une nouvelle période de tension terroriste au Maghreb. En Tunisie, les groupuscules salafistes cherchent plus que jamais la confrontation pour tenter de faire dérailler le processus de transition. En Algérie, le berceau de l'islamisme armé au Maghreb, les combattants d'Aqmi sont tentés par un ralliement à l'État islamique, même si l'expérience leur a appris la prudence. Aux frontières du Maroc, la police espagnole multiplie dans les enclaves de Ceuta et de Mellila les coups de filet contre les réseaux de recrutement pour le djihad. Ce bouillonnement souterrain est jugé particulièrement inquiétant par les services de sécurité des pays de la région, Nike
Free Run en raison du glissement de la Libye voisine dans une nouvelle guerre civile où s'engouffrent Aqmi et depuis peu l'État islamique.
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